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Familles Rurales Vaour |
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Pourquoi cette journée :
Question globale : C'est quoi un PNR ? (Différences avec Réserve, Parc National.)
1er
Intervenant : M. Damien CHAMAYOU :
Chargé de mission Aménagement du Territoire / Environnement à l'agence régionale
pour l'environnement. Ancien Directeur du Parc du Haut Languedoc.
Son travail consiste à développer des stratégies de développement
rural. Il a participé à la création des parcs du Quercy et du Haut Languedoc.
Pour l'historique nous trouverons l'information précise sur le document " Parc Naturels Régionaux
30 ans d'histoire ".
Des grandes lignes ont été cependant tracées :
1ère
étape : de 1967 à 1982 :
Les Parcs sont gérés par l'Etat. La différence est très
marquée entre protection et développement. Les gens n'étant pas associés aux projets,
ils y sont souvent défavorables.
2ème
étape : de 1982 à 1992 :
Forte présence et fort investissement des Collectivités Territoriales.
Dorénavant les Parcs seront des projets d'aménagement et d'organisation de la vie économique
locale. Mise en place de filières et création de labels (bois Granite, approvisionnement de marchés
avec des produits locaux...). Les Syndicats Mixtes prennent toute leur importance et l'on se met à travailler
avec l'Europe. Les gens commencent à être favorables aux Parcs.
3ème
étape : à partir de 1993 :
Les parcs sont impliqués dans le développement territorial et il y
a une volonté d'associer tous les acteurs du territoire. Les populations se sentent concernées.
Les Parcs d'une manière générale sont liés à une
utopie qui permet de rêver: et si on essayait !!!
2ème
intervenant : M. Marc GISBERT :
Chargé de Mission au Conseil Général du Tarn et Garonne.
Pour la chronologie nous ferons référence à : " Chronologie
et Calendrier prévisionnel du 20 octobre 2000 ". En complément , il faut rajouter que dans
le Contrat Etat Région 2000 : 2006, la région a demandé aux départements de faire
des propositions sur ce sujet.
Que va faire la région Midi Pyrénées ? :
3ème
intervenant : M. Bernard ALET :
Géographe, Maître de conférence à l'université de Toulouse le Mirail.
Spécificités de cette Région :
Le secteur Grésigne :
La région concernée :
- Mesures de protection (arrêtés du biotope).
4ème intervenant : M. Stéphane NOYER :
Parc des Causses du Quercy.
Il nous parle des Causses du Quercy pour expliquer ce qui peut être mis en place dans un Parc :
Pour remédier à cela, le parc rachète ces zones pour assurer
la pérennité de la production traditionnelle (élevage ovin) dans le but d'accompagner des
agriculteurs volontaires pour se réapproprier ces zones.
Le parc développe aussi un programme sur les bâtiments d'élevage et les alentours de fermes
pour qu'ils se fondent mieux dans les hameaux.
Des actions sont menées dans le but de réhabiliter les plantations de chênes pubescents avec l'aide des forestiers.
C'est aussi un moyen de rationaliser leur production (faire des éclaircies dans le milieu pour permettre aux arbres de mieux grandir etc ...)
- Synthèse :
Le Parc est un interlocuteur de terrain qui a permis la création de comités locaux avec les agriculteurs et les chasseurs. Il a cherché des adaptations pour continuer à préserver ce milieu, et des moyens financiers pour y remédier. Il y a encore deux éco-animateurs pour l'entretien des chemins de randonnées et pour expliquer les projets du parc à la population.
5ème intervenant : M. Alain TRIOU :
Ingénieur à l'ONF du Tarn.
L'ONF est un organisme qui intervient sur les forêts collectives (4,5 millions d'hectares). Il travaille
sous la tutelle des ministères de l'agriculture, de la forêt et de l'environnement.
Ses missions sont les suivantes :
C'est une gestion multi-fonctionnelle.
Infos sur la Grésigne :
6ème intervenant : M.CASEL :
Directeur du CAUE du Tarn.
En ce qui concerne l'habitat, tout est régi par la charte du parc qui donne les objectifs, elle s'impose sur tous les documents d'urbanisme.
Elle n'intervient pas sur les permis de construire, mais le parc va essayer de mettre en application des mises en valeur du patrimoine bâti (matériaux, savoir-faire etc ...) qui sera relevé dans un sens logique avec un projet d'utilisation, sinon il est condamné à retomber en ruine.
Un parc peut permettre à des personnes possédant des compétences particulières de venir travailler dans ce territoire.
7ème intervenant : M. Jacques ANDRE :
Parc du Haut-Languedoc.
Le partenariat local est important dès la création car il permet la création rapide de documents
d'information.
La mise en réseau informatique est importante car elle facilite la distribution de cette information.
Les premiers ambassadeurs d'un parc sont les offices de tourisme car ils ont la primeur des informations .
Les labels ont toute leur importance car , avec eux, il en va de la notoriété d'un parc.
Un accompagnement est important dans la création de gîtes pour qu'il
y ait une cohérence entre l'idée de départ et l'utilisation qui peut en être faite.
" Faire venir des gens c'est bien mais il faut aussi les capter ! " . Il faut aussi
travailler sur l'esthétisme intérieur et extérieur des bâtiments.
Il est intéressant d'avoir aussi une réflexion dans le domaine de l'environnement en prenant en compte
l'utilisation de matériaux biologiques et des énergies renouvelables.
La partie randonnée reste dans beaucoup de cas un bon moyen pour lancer l'accueil dans un parc.
8ème intervenant : M. Jean-Pierre NEUMAN :
Animateur du Comité de Bassin du Comminges,
Professeur associé à l'université de Toulouse le Mirail.
Le point commun entre parc et pays est la notion de projet qui s'appuie sur un diagnostic de terrain.
La loi des pays s'est appuyée sur l'expérience des parcs.
Comment s'applique le projet dans un pays ? Dans ce cas il y a une gouvernance double ; SMIX et conseil
de développement (le conseil de développement est une instance qui réunit des élus,
des entreprises, des associations, etc.. qui n'a pas seulement un rôle consultatif.) Le SMIX sera l'exécutif.
Il est nécessaire et important de populariser l'information. Le parc aujourd'hui est un ensemble de personnes avec des intérêts qui divergent. En 2 ans il faut que les idées convergent.
Par M. CHAMAYOU :
On est dans un territoire en marge aujourd'hui, même s'il fut un territoire riche. C'est un projet à
construire avec tout le monde : élus, associations, entreprises... le parc doit se bâtir des
moyens financiers et humains, il sera un élément fédérateur pour ce territoire pour
aller vers un même but.
II - Les questions :
Q : Pourquoi ce découpage géographique ?
R : Premier idée de Parc :
Q : Pourquoi un Parc plutôt qu'un Pays ?
R : Problématique Parc/ Pays :
Q : Que se passe t'il en terme de milieu naturel ?
R : On s'engage dans un parc à conserver tous les milieux naturels. Dans le cas du Marais Poitevin, le label a été retiré.
Il faut faire attention à garder un équilibre entre gestion et préservation du milieu.
Q : Les parcs ne peuvent être que positifs, quels sont les freins à quelles activités ?
R : Tous les entreprises qui bloquent le développement de la nature :
Q : Comment déterminer les périmètres d'un parc ?
R : 3 étapes :
Q : Si une commune ne veut pas participer ?
R : En général cela n'existe pas, car il y a une communication
entre les communes. Le cas échéant cela fait un trou dans le parc.
Q : Quel est le budget ?
R : Il y a d'abord le budget de fonctionnement du parc et le budget mobilisé pour ses projets. En général le fait de parc produit un effet avec les projets sectoriels (ex : les templiers) qui multiplie le budget de 3 à 20 fois le budget initial.
L'argent n'est pas essentiel mais ce n'est en général pas cela qui
manque.
Q : Le périmètre semble aujourd'hui un peu politique ?
R : Nous avons mis le maximum de possibilités au départ.
La Commune à la base n'est pas une section naturelle du pays. Aucun parc n'a de légitimité
en terme de zone.
Q : Quelles sont les dispositions aujourd'hui pour la communication ?
R : Un site Internet, et une lettre d'information trimestrielle à
partir de décembre 2000.
Q : Quel est l'intérêt d'un parc quand le camp militaire
de Caylus fait des tirs de missiles
à l'uranium appauvri ?
R : Sur d'autres lieux les militaires ont joué le jeu de la transparence.
Q : Budget de l'ONF pour la Grésigne ? Nids de poule,
Résineux morts sur pied ?
R : la tempête de décembre a obligé l'ONF à de
nombreux travaux de sécurisation de la forêt.
Q : Est-ce qu'il y a des connexions avec d'autres forêts ?
Q : Est-ce que la création d'un parc ne va pas vous obliger à faire des aménagements pour le tourisme?
R : Problèmes de budget.
Q : Est-ce qu'un parc peut mettre du bâti en protection pour relativiser le coût de l'artisanat ?
R : Les moyens sont adaptés au cas par cas. Dans un parc il s'agit
de faire vivre un patrimoine et non de le mettre sous cloche.
Q : Est-ce qu'il y a une information de prévue auprès
des jeunes ?
R : Oui, et de gros efforts sont faits en ce sens mais un parc n'a pas non
plus vocation à tout faire.
Q : Comment un Parc peut-il intervenir dans la réflexion de
patrimoine bâti ?
Q : Comment utiliser un produit pour le dispatcher sur le territoire ?
R : Sans réponse.
Compte rendu de Pierre Laurent Petit et Erwan